Maison Sensey Paris


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Le-Mas-de-Chastelas-Saint-Tropez

Le Mas de Chastelas est un endroit qui ne se trouve pas par hasard. C’est un endroit confidentiel, qui a su protéger son histoire et sa beauté intemporelle. La beauté rayonne partout, elle se donne à ceux qui s’y attardent pour l’admirer. Cette demeure bienveillante, inondée de soleil, aux fleurs aux milles senteurs vous offre un havre de paix pour un séjour à la carte à Saint-Tropez. Eric Pujos, le propriétaire des lieux, a écrit une lettre du Mas de Chastelas pour la Maison Sensey pour mieux nous faire découvrir ce trésor de la Côte d’Azur.

Chère Maison Sensey,

J’ai la chance d’être le propriétaire depuis 1995 du Mas de Chastelas. J’ai rencontré beaucoup de personnes qui m’ont appris l’histoire de cette maison, qui connaissaient le Mas, pour y avoir été souvent, autrefois, ou plus récemment.

Pour Maison Sensey, quelques-uns d’entre eux m’ont écrit :

Jérôme (géographique)

A cent pas de l’entrée du village de Saint-Tropez, où le saint vint par la mer, au-dessus des vignes de Bertaud, sur les contreforts de la colline de Gassin, au cœur d’un parc d’arbres centenaires, et sous le soleil exactement, fut érigé en 1716 le Mas de Chastelas. La maison n’avait pas encore pris le nom de Chastelas, ni la particule, mais il s’agissait déjà d’un mas, du latinmansum, ce qui veut dire la demeure, la maison. Le Mas était alors entouré par les oliviers et les chênes.

Pas de route, pas encore de chemin de fer qui devait participer de la popularité de la presqu’île, mais des champs d’herbes hautes et brûlées par le soleil des étés de jadis. Sous la maison passe une source qui affleure en hiver à certains endroits du jardin. Tout semble immobile, cloué sous le soleil, mais l’eau tellurique circule sous les pierres. Le temps passe sous la maison qui reste. Vous êtes toujours aussi jolie, Madame.

La maison fut longtemps la villa d’été des Pessoneau du Puget, qui possédaient aussi le Château Bertaud avec ses créneaux mauresques à la façon de l’Alcazar de Séville. Fort peu éloignée, quelques centaines de mètres à peine, la belle bastide au-dessus des vignes leur était une maison de vacances, un voyage, une échappée dans les collines. Le château existe toujours, il est la propriété de la Marine Nationale, on y fabriqua des torpilles à l’époque de la France des ouvriers et des paysans, c’est-à-dire il y bien longtemps.

Le Mas est resté ce qu’il était, une grande villa pour les vacances, avec des couloirs et des escaliers, des gens invisibles qui s’affairent en coulisse à des tâches mystérieuses pour que vous puissiez prendre la lumière. A une époque, une craie permettait à chacun d’inscrire son nom sur la porte de sa chambre. Serge Gainsbourg marquait « Boris Vian », pour être tranquille. Mais il était moins connu qu’il le fut plus tard. Les clients trouvaient qu’il jouait quand même bien du piano. Jane était amoureuse.

Charles (charnel)

Quand je suis arrivé la première fois à Chastelas, des bouquets géants de mimosa séchaient au rez-de-chaussée de la vieille maison dans l’air sec de la presqu’île. Le parfum de la chaleur dans les fleurs mortes se répandait dans la maison nue et épaississait l’air comme un tissu. Seul dans le lit de la chambre 16, je découvrais « Histoire d’O. » le roman de Pauline Réage, que j’avais trouvé dans la bibliothèque de l’hôtel. Comment lâcher ce livre proche comme un sourire sur un visage inconnu, cinglant comme un bas de soie, ce livre qui glisse à votre annulaire l’anneau d’or recouvert de fer ?

Ma lecture fut d’un seul tenant, une seule nuit pour le seul amour, celui qui rend esclave, et l’odeur chaude, sucrée, entêtante et lumineuse des mimosas se mêlait à l’eau sur ma peau brunie, alors que les mots nus pénétraient les corps. Comme Rousseau quand il marchait et se mettait à songer à Madame de Warens, je ne faisais pas cette lecture impunément.

C’était il y a vingt-cinq ans. Le mimosa a été enlevé de l’hôtel, mais les murs épais de la bastide, les couloirs et les chambres aux portes blanches et aux numéros d’or, les terres cuites polies par les pieds nus des amis, les grincements, les feulements et les cris de la vieille maison, et le linge propre où l’on se glisse teintent toujours ma rêverie. C’est bien Cupidon aux chairs roses qui se dissimule avec gourmandise sous les traits de la jeune femme qui m’ouvre la porte du Mas.

Guy (guidesque)

Les bons guides sont ceux qui vous font rêver, peu importe au fond que l’histoire soit vraie. Le Mas de Chastelas est le plus bel hôtel de la presqu’île magique de Saint-Tropez, mais est-ce même un hôtel ? « Dans un confort absolu, des chambres et des suites raffinées, une cuisine authentique, un personnel attentif… » Oh, mais tout ça ne dit rien du Mas… D’abord il faudrait parler de la Bastide, avec son crépi rosé et sa glycine, les rosiers grimpants du mois de mai, la vigne vierge rouge en septembre, qui sert de refuge aux colombes. Treize chambres dans la bastide, pas une de plus, toutes différentes, une invitation à revenir.

Certains de nos clients ne veulent que la 15 à cause du balcon, que la 16 pour sa terrasse et son escalier privé qui descend à la piscine. Pour plaire à tout le monde, plusieurs chambres autrefois portaient le même numéro… Parler du parc, du jardin hors des limites, de la piscine comme un bassin, qui surprit tellement Marisa Pavan, parce qu’elle venait autrefois quand les abords n’étaient que des champs de pierres et de chênes, et puis parler de ce qui est difficile et précieux, les gens qui y habitent et s’y croisent.

L’hôtel n’a pas de personnel, ce sont gens de maison ; les clients des amis choisis, qui reviennent quand revient l’été. Dans leurs yeux vous pouvez lire l’agrément accordé à votre présence. Il y a beaucoup d’hôtels sur la presqu’île de Saint-Tropez, cossus, confortables et corrects. Mais, dit le jeune homme qui sourit, pieds nus en pantalon de lin : « Vous connaissez le Mas ? ».

 

 

Un grand merci à Jérôme, Charles et Guy pour leur talent de l’écriture et le partage d’un moment suspendu. Un merci particulier à Eric Pujos pour cette lettre remplie de pudeur et de poésie. Merci de nous avoir fait partager ces histoires singulières d’un lieu enchanteur.

Le Mas de Chastelas est ouvert à la belle saison. Vous pouvez demander votre chambre au +33 4 94 56 71 71 et sur chastelas.com.

 

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