Maison Sensey Paris


Fermer

Votre panier est bien vide

Éric-Charles-Donatien-plumassier

Éric Charles-Donatien est un plumassier qui a déployé ses ailes auprès des plus grands talents qui ont fait la mode parisienne ; il a travaillé pendant de nombreuses années aux côtés de Monsieur Lemarié, qui l’a guidé, formé, orienté et lui a fait confiance pour la création et l’innovation des collections au sein de la prestigieuse Maison Lemarié spécialisée dans l’art de la plumasserie. François Lesage, Maître brodeur pour la Haute Couture, Raymond Massaro, Maître d’art et bottier,  et Pierre Debard, célèbre chapelier de la Maison Michel,  l’ont également accompagné dans l’éduction d’un savoir faire respecté, dans la passion et la transmission d’une mode parisienne d’exception.

Cet artisan de la plume défend à son tour ces valeurs dans ses créations, son travail, son éthique, le respect du bien faire et dans sa volonté d’offrir sans cesse de l’émotion dans ses réalisations. Il investit avec humilité et talent le milieu de la décoration avec entre autre la réalisation d’un habillage en plumes pour l’alcôve du spa de l’Hôtel de Crillon. Cet héritier de l’artisanat d’art d’exception nous transporte sur le chemin de l’histoire mais aussi sur celui d’un avenir prometteur.

Maison Sensey : Ça a débuté comment ?

Éric Charles-Donatien : « Cela dépend de quoi on parle, de ma vie il y 46 ans ?, de ma carrière il y a 30 ans ?,  ou de la plume il y a maintenant plus de 20 ans ? »

Tous les commencements sont bons. La plume est peut-être le commencement le plus atypique.  Mais le vrai commencement a été celui où j’ai décidé de faire des études de mode plutôt que des études de psychologie ou de musique car je faisais également le conservatoire. Quand on a eu des parents qui donnent la chance de faire le maximum de choses dans plusieurs directions possibles pour ouvrir l’esprit, on se trouve vite face à la problématique du choix mais à ce moment là c’est la mode qui a gagné.

J’ai donc fait des études de mode. J’ai essayé de les pousser au maximum sur la technique. Je n’ai jamais eu envie d’être une figure qui sera connue pour ses idées.  J’étais obsédé par le savoir faire, et cela me paraissait surtout indissociable des idées. J’ai compris plus tard et même pendant mes études que beaucoup de personnes estimaient tout à fait suffisant d’être de futurs gens à idées, tout à fait conscients que d’autres auraient le savoir pour faire à leur place.

Je me disais alors, « si je sais faire moi-même, c’est mieux non ? » C’est ainsi que tout cela a commencé et c’est ce qui m’a amené un jour face à Monsieur Lemarié. Je travaillais alors sur un projet sponsorisé par Annick Huet, qui avait une ferme d’autruches en Afrique du Sud.  Elle faisait la promotion de ses plumes d’autruche de très haute qualité auprès de la mode parisienne et de la haute couture plus spécifiquement.

Lorsque je lui ai montré le travail que j’avais fait avec ses plumes, elle a été très étonnée.  C’est pour cette raison qu’elle a voulu me faire rencontrer Monsieur Lemarié. En rencontrant Monsieur Lemarié,  je découvre également une grande Maison que je ne connaissais pas. C’était un vieil atelier. Tout était vieux!  J’observais tout cela et avais peine à croire en ce que je voyais.

Pourtant j’étais déjà passé chez Lesage! Mais cette fois, je suis dans la quintessence de la « chose » qui s’était arrêtée dans le temps ; un immeuble Haussmannien Faubourg Saint-Denis, un vieil appartement, un parquet plus ou moins usé parfois un peu sombre, ces ballots de kraft partout, des plumes, des meubles anciens, le parquet qui craque et des gens majoritairement âgés avec quelques jeunes. Je découvre alors que l’on peut rester dans une Maison 30 ou 40 ans, je n’avais jamais vu ça!

Monsieur Lemarié me propose alors quelque chose d’amusant. Il me demande de lui faire des échantillons que je devrais lui vendre par la suite. Ce qui est drôle c’est qu’à l’époque je ne connaissais pas le principe des échantillons et ne savais pas à quoi cela servait. En fait le principe des échantillons c’est tout un patrimoine véhiculé depuis des dizaines d’années, et qui à chaque saison, sont renouvelés pour être montrés à toutes ces Maisons de mode qui me faisaient rêver depuis mon enfance.

Je n’étais pas conscient à ce moment là que je venais de mettre les pieds dans une articulation majeure  de cet artisanat qui était la mode à l’époque. Pour honorer sa proposition, je vais acheter des plumes d’indiens, avec des coloris absolument insupportables, des plumes de piètre qualité que je trouve chez un revendeur de travaux manuels et des arts créatifs. Je fais alors quelques manipulations, je ne fais pas un exercice propre à la couleur car je m’attaque à des coloris assez violents, mais je m’attache surtout à la technique. Et déjà là, je mélange!

Je mélange la plume avec du métal, avec d’autres matières. Donc avant de rentrer chez Lemarié, c’était pour moi une évidence que la plume ça se mélangeait. C’est quelque chose qui m’habite dès le début car j’aime tisser, tricoter, et coudre. Et comme à l’époque je n’avais aucune technique de plumasserie et pour cause, donc je tisse, je tricote et je couds et donc je mélange!

Quand j’ai présenté mon travail à Monsieur Lemarié, il l’a trouvé suffisamment intéressant pour me proposer de venir travailler quelques mois chez lui afin de jeter un œil dans les archives, les rafraichir, faire de nouveaux effets, de nouveaux échantillons… il voulait un regard neuf avec de nouvelles idées.

A l’époque je travaillais régulièrement pour la Maison Hermès pour la ligne homme avec Véronique Nichanian et j’ai pris la décision de travailler pour Lemarié pendant quelques mois dans l’idée de revenir travailler chez Hermès ensuite. Au bout de trois mois, Monsieur Lemarié m’a proposé de rester un an, puis deux et au final l’histoire a duré plus de dix ans…

Je n’ai pas réalisé à ce moment là que je venais de m’offrir l’un des plus beaux cadeaux de ma vie qui est de rester aux côtés  d’une des dernières personnes qui représentent ces métiers d’exception. J’apprends ce qu’est un métier d’art, ce qu’est un métier d’excellence, j’avais déjà eu une perception de cela chez Hermès mais très lié au cuir.

J’apprends également qui sont les 4 mousquetaires, Mr Massaro, Mr Lesage,  Mr Pierre Debard de la Maison Michel et Mr Lemarié. Ils deviennent alors mes « papas ». Chacun d’eux m’ont guidé, formé, j’étais bien évidemment tous les jours chez Mr Lemarié, les trois autres étaient comme des parrains très bienveillants qui m’ont toujours reçu avec beaucoup de gentillesse, ils m’ont aiguillé et guidé dans tous mes projets.

C’était toute la magie d’une mode extraordinairement éduquée, avec beaucoup de savoir vivre et même si nous étions éventuellement concurrents, nous étions d’abord des collègues et des collaborateurs. Jusqu’à même devenir alliés face à d’éventuelles adversités.

Cette proximité est aujourd’hui beaucoup plus complexe. Nous sommes actuellement dans un niveau d’individualisme forcené,  un niveau d’auto conscience sans précédent.  L’image, la conscience de soi, l’abnégation, la société de spectacle, l’esbroufe… On est conscient qu’on ne sait pas faire grand chose, on sait qu’on a éventuellement peu d’idées mais comme on sait communiquer et faire l’écran de fumée alors on fonce et on y va. Et le pire c’est que cela peut mieux fonctionner que la personne qui a un savoir faire!

Tout cela ce n’est pas ce que l’on m’a inculqué, j’ai eu la chance d’avoir une formation extraordinairement dense, complète et terriblement humaine grâce au privilège d’avoir été accompagné par tous ces acteurs de la mode. Je n’en ai compris l’importance que plus tard.

Car c’était ma vie, je ne me serai jamais aventuré rue Royale sans aller voir Mr Massaro, aller rigoler avec François Lesage sur les Grands Boulevards, de pouvoir circuler dans ces Maisons aussi bien que dans les grandes Maisons de mode qui m’ont ouvert leur porte grâce à ces 4 mousquetaires.

J’ai rencontré Gianfranco Ferré, Mr Saint Laurent, Christian Lacroix, Jean-Paul Gaultier. Ces Maisons fonctionnaient sur un schéma presque familial. On connaissait le créateur mais aussi la responsable d’atelier, la manutention, ces femmes et ces hommes qui jalonnaient le quotidien de ces créateurs et qui faisaient en sorte que tout soit fluide aussi bien en interne que dans leurs relations à l’extérieur et notamment entre les fournisseurs et collaborateurs que nous étions. Et bien évidemment tout était fait pour que nos rapports soient simples à tous les niveaux.

Cela paraissait comme une évidence pour chaque Maison de recevoir à chaque saison tous les artisans de mode et choisir ceux qui allaient figurer dans le défilé. Aujourd’hui au mieux ils ont des demandes précises. Il arrive parfois qu’il y ait un peu d’ouverture et qu’on nous demande de fournir un certain nombre d’idées mais cela implique qu’ils aient décidé de mettre de la plume, de faire des fleurs, de la fourrure … Mais si ce n’est pas décidé ils ne veulent même pas savoir ce que vous avez fait  pour la saison. Avant on aurait montré.

Il y avait surtout une prise de conscience que chaque saison il fallait maintenir à chacun un peu de travail. Car chaque Maison se sentait garante et responsable d’un écosystème, on ne faisait pas que de se servir des gens. Donc voilà comment tout cela a commencé sous des hospices royaux et très lumineux.

Je suis une personnalité assez joyeuse mais tous ces personnages ont ancré en moi que tout cela était une grande fête extraordinairement belle. J’ai eu cette chance pendant des années de travailler avec ces grands talents de la mode, de développer mes idées, eu la chance de me laisser guider. On a réussi à ancrer la Maison Lemarié et la plume dans la modernité, de ne pas l’avoir laissée dans une couture un peu passée et avoir su répondre à ceux qui arrivaient ; Alexander McQueen, Jean-Paul Gaultier, John Galliano…

Au bout de quelques années j’ai demandé à Mr Lemarié si on pouvait sortir de ce Paris Haute Couture, de ce Paris qui nous était cher pour travailler avec les italiens comme Dolce & Gabbana , Versace, Roberto Cavalli et également nous avons exploré le marché américain. Il faut savoir que Mr Lemarié était parti 30 ans plus tôt travailler aux Etats-Unis.

Pour ma part je découvrais un nouveau terrain par rapport à celui dont il m’avait parlé et laissé il y a 30 ans. J’essaie alors de comprendre quelles Maisons vont pouvoir travailler avec nous. J’ai fait littéralement du porte à porte, avec mes échantillons. J’ai sillonné New York  de haut en bas, d’Est en Ouest. C’est comme ça que j’ai rencontré Diane von Fürstenberg, Vera Wang, Hervé Pierre, Ralph Rucci, Pamela Golbin qui s’occupe des arts décoration, Donna Karan,  c’était vraiment toute une époque…

La première chose que je comprends c’est que lorsque je les rencontre, ils sont tous très enthousiastes. A cette époque, début 2000, la mode à New York ne s’est pas encore développée comme aujourd’hui. Il y a une accessibilité très étonnante, alors qu’à Paris cela est plus institutionnel. Le luxe c’est vraiment Paris à cette époque.

Je comprends que tout le monde aime ce que l’on fait mais ils ne savent pas vraiment quoi en faire! Donc il a fallut que je les aiguille en leur montrant comment utiliser tout ce qu’on pouvait leur proposer. Nous avons adapté notre travail pour le marché newyorkais, en travaillant sur des effets et des techniques qui me permettaient d’avoir un langage commercial et de ne pas me limiter au développement artistique, esthétique et de technique pure. Nous faisions des réalisations au mètre, des morceaux de vêtement, on faisait vivre en quelque sorte les échantillons. Et effectivement, quand je suis revenu,  l’impact a été très positif et ça a tout enclenché, chaque saison j’allais à New York proposer notre travail.

Suite au départ de Mr Lemarié, la Maison Chanel reprend la Maison et donc un nouveau système se met en place. En parallèle ils ont déjà racheté d’autres Maisons d’art auquel je participe avec plaisir. J’apprends alors comment on passe de l’ultra familial à l’entreprise et à tout son fonctionnement corporate. J’ai donc eu la possibilité de comparer les deux systèmes et je me suis aperçu que ce n’était pas le chemin que je voulais suivre. Je voulais me rapprocher d’un schéma que j’ai vécu avec Monsieur Lemarié.

C’est comme ça que j’ai décidé de travailler pour moi. J’avais également une fatigue par rapport au travail de la plume, à la matière, donc je voulais faire autre chose. A force de sollicitudes de plusieurs Maisons, j’ai fini par céder et en recommençant je me suis aperçu que ce n’était pas la matière qui me gênait mais la manière. La manière m’a fait perdre la matière. Il a fallut que je me reconnecte pour inventer mon modèle de société.

J’ai mis au goût du jour des choses qui m’étaient chères et qui m’ont été transmises par Monsieur Lemarié, mes parents, mes amis, les créateurs avec qui j’ai eu tant de plaisir à travailler  et qui chérissaient des valeurs et des principes similaires aux miens. Je voulais quelque chose de petit et profondément émotionnel, c’est à dire l’inverse de ce que l’on vous explique dans le travail aujourd’hui. Et c’est comme ça que j’ai commencé dans le métier. J’ai passé mon temps à faire des commencements. Mon atelier a aujourd’hui 7 ans.

Quel regard portez-vous sur le contexte de la mode aujourd’hui ?

La mode aujourd’hui est devenue une industrie. J’ai un respect et une admiration pour les nouveaux combattants qui sont toutes ces petites Maisons qui commencent à émerger, et heureusement! Des gens qui se disent qu’il faut faire une autre mode, qu’il faut faire une mode autrement. Et il ne s’agit pas forcement d’une forme de vêtement, mais de parler des process, de la façon dont on fait les choses. Il y a beaucoup de gens qui commencent à réfléchir à tout cela, à remettre du sens dans ce qu’ils présentent, dans leurs actions dans la mode, de ne pas être juste dans l’exploitation d’un savoir faire, mais être aussi dans un message, dans une éthique, dans une réflexion et dans un partage.

Donc ces mots sont importants car ils étaient évidents et constitutionnels de ce milieu il y a 30 ans et aujourd’hui on ne peut pas en dire autant. C’est bien qu’il y ait cette nouvelle conscience et qu’on commence à casser cette problématique de l’image et des effets à outrance, d’une course à l’enrichissement toujours plus prononcée mais ce qui est encore mieux c’est de se demander pourquoi on le fait …

Est-ce que l’on partage ? Le fait-on bien avec les bonnes personnes ? , est-ce que l’on crée de l’équilibre, du bonheur ? Ces évidences là sont devenues essentielles aujourd’hui.

Il y a des gens qui ont compris qu’en jouant sur des mécanismes d’image il n’y avait pas besoin d’être forcement très qualitatif et très fort dans ce que l’on fait pour s’en sortir. Aujourd’hui on est tellement avide de profusion que l’on donne de la place à des choses peu qualitatives, sous peu qu’elles nous soient martelées. Le martelage peut suffire à donner de l’importance,

On devrait être à autre chose que ça! On est suffisamment intelligent en tant qu’espèce pour en être là!    Donc tout cela donne l’émergence de tout un tas de corpuscules qui réfléchissent sur une mode autrement et c’est bien. Je suis un humaniste. Je crois en l’homme. Tant qu’il y aura de belles âmes, il y aura toujours de l’espoir. Il suffit parfois de la force d’une seule personne pour renverser des milliers d’autres et de leur ouvrir les yeux sur des choses bien plus grandes.

En tout cas quand on a cette perception là, il est nécessaire d’agir. Un des premiers préceptes de l’hindouisme est de ne pas rester dans l’inertie, c’est d’être toujours en action. Il est important pour moi d’envisager la mode avec un axe assez personnel et de ne pas juste en faire uniquement mon espace de travail. Cela veut dire être vigilant sur la manière de faire et sur les personnes dont on s’entoure et comment on fait vivre tout ça.

Dans le choix on arrive toujours à ouvrir des portes. C’est aussi de nous reconnecter avec l’émotionnel qui nous permet de nous guider. Cela implique de faire des erreurs, mais je milite pour le droit à l’erreur surtout dans le schéma du travail, réintégrer l’idée que l’on peut se tromper, réintégrer qu’on a des personnalités qui travaillent les unes avec les autres ce n’est pas juste des coquilles vides dans lesquelles on met des puces interchangeables, des profils. Tout cela suffit…

Vous avez participé à l’exposition AD matière d’art 2018 Première Edition, cela veut dire que la décoration est un secteur qui vous appelle ?  

 C’est notre volonté d’intégrer les métiers d’art de la décoration, car j’y ai fait des incursions à plusieurs reprises mais il est vrai qu’on restait les transfuges de la mode qui venait de temps en temps mettre un pied dans le jardin d’à côté. Après le travail que nous avons effectué pour Tristan Auer pour le spa à l’hôtel le Crillon, je me suis dis que c’était  important de se positionner et qu’on vienne se présenter officiellement dans le milieu de la décoration.

Nous avons présenté une matériauthèque et un grand geste artistique ; un grand panneau de 2m10 sur 1m40.  Cela nous a permis pendant 10 jours de rencontrer les acteurs principaux de la décoration. La première chose positive a été la rencontre avec nos collègues artisans, les futures collaborations que nous avons évoquées ensemble pour continuer à nourrir nos propres matières, nos univers et continuer à les faire évoluer et la rencontre avec le public était une belle expérience.

Ce patrimoine, que j’ai reçu de la part de Monsieur Lemarié, doit vivre à travers une communication qualitative, guidée, éducative et c’est un rôle que l’on doit assumer. La décoration est un milieu qui me plait énormément. La première raison c’est la nouveauté et la curiosité. Ce qui est certain c’est que nous avons une volonté de le traiter avec le même sérieux que nous avons accordé à la mode depuis toutes ces années.

J’ai la sensation qu’il y a dans la décoration une opportunité plus importante pour faire passer nos valeurs, notre éthique, préserver et faire évoluer nos savoir faire, être sur des schémas de conscience de ces préservations des savoir faire. Il est vrai que le milieu de la décoration nous ouvre des perspectives qui me semblent plus importantes que celles de la mode avec des besoins et des envies qui vont dans ce sens et un plaisir pour le partage de la connaissance.

Tous ces intervenants de la décoration ont ce goût de la référence, du respect de ce qui s’est fait et cette conscience d’être même dans leur singularité, dans une évolution qui est toujours basée sur quelque chose qui a existé et qui a été fait avant. On ne fait que réaménager, repenser, redistribuer autrement et que la nouveauté se situe dans cette redistribution. Il y a cette humilité que j’apprécie et un niveau de culture agréable. Cela rassure, car on s’aperçoit qu’on a besoin d’être nourri, on ne se fait pas tout seul.

On est tous une forme de mousquetaire à un moment donné quand on est dans cette situation. L’urgence est peut-être de ralentir.

Découvrez le plumassier Éric Charles-Donatien en images !

Voir la galerie

Découvrez notre interview d'Ali Rakib, chercheur de tissus historiques

Lire l'interview