Maison Sensey Paris


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Sebastien-Warin-créateur-de-la-Révérencieuse

La Révérencieuse est une marque Parisienne qui veut rendre uniques les moments de dégustation de champagne ou de caviar. Son créateur, Sébastien Woirin, a imaginé une sphère au service des vins et spiritueux et des produits les plus nobles. Véritable œuvre d’art, cette sphère offre un protocole pour des moments de partage, la tradition de la dégustation et le respect des mets d’exception. Ces écrins en pièces uniques sont entièrement réalisés à Paris par les plus grands artisans d’art parisiens. Parce-que la créativité au service de l’exception nous anime, nous avons voulu vous offrir en cette période des fêtes cet écrin parisien.

Maison Sensey : Ça a débuté comment ?

Sébastien Woirin : En regardant un film, plus précisément une série américaine « Shameless » où une serveuse faisait tomber son plateau de service. Et je ne sais pas pourquoi j’ai eu ce déclic à ce moment là, car je me suis dit qu’il fallait trouver une solution pour améliorer l’objet. Alors j’ai imaginé un nouveau plateau de service. Et à force de dessiner je suis vite arrivé à une sphère. Tout simplement pour assurer les verres, refermer la sphère, et pouvoir se déplacer de manière à ce que cela ne puisse pas tomber.

Au début je voulais faire un plateau de service et je suis arrivé au concurrent du seau à champagne avec un écrin qui met en valeur les mets. Donc c’est vraiment par opportunisme et au fil de la pensée que l’histoire a évolué. Et au début cela n’était pas pensé pour du champagne mais plutôt pour tout ce qui est lié au service de bar ou restaurant.

En même temps je commençais à réfléchir sur la matière et le mode de production. Quand on part de zéro il faut tout penser. Donc c’est vraiment là le départ. Le choix était simple à prendre ; soit produire très loin avec un matériau de type plastique ou plexiglas donc faire du volume. Dans ce contexte on aurait été sur un produit peu onéreux et cela aurait été une histoire plus financière. Soit de faire un écrin d’exception, fait à Paris par des artisans d’art. C’est celui-là que j’ai choisi. Donc tout cela a commencé en décembre 2012.

Comment avez vous choisi les matériaux, la méthode de fabrication ?

Je ne l’ai pas imaginé tout de suite en laiton, en argent ou en bronze. Je propose des petites séries qui sont fabriquées à la main et à Paris. Pourquoi Paris ? Car je suis parisien, j’habite à Paris, je suis passionné par Paris et aussi car tous les artisans d’art avec lesquels je travaille sont tous à côté de chez moi, donc la proximité et importante.

J’aime proposer un savoir faire local de manière à ce qu’il y ait un vrai échange et un partage avec le client qui n’est pas de Paris. Il faut valoriser les artisans car cela fait partie de l’histoire et de la transmission. Contrairement aux idées reçues, il y a beaucoup de jeunes dans les ateliers. Je tiens à faire une production qui a du sens. Mais l’idée c’est de mettre en avant les artisans d’art, Paris et le champagne qui est apprécié dans le monde.

La Révérencieuse peut se décliner sur d’autres mets comme le caviar. Ce qui est complètement différent. La sphère n’a pas du tout de technologie, c’est du métal, il y a de l’air entre les parties métalliques. Les glaçons permettent de garder au frais pendant deux heures le champagne ou le caviar. Il n’y a pas de choc thermique car la bouteille ne reste pas dans les glaçons et les flûtes ne sont pas en température ambiante. C’est un objet logique et de bon sens. Si on prend un seau à champagne, il y en a de très beaux mais fonctionnellement cela ne marche pas.

Avec quels artisans travaillez-vous ?

Le premier que j’ai cherché c’est le repousseur de métal car c’est lui qui va fabriquer les demi-sphères. Il y en a très peu à Paris. Le problème c’est que nous ne sommes pas sur une demi-sphère parfaite, et il me fallait un savoir faire très particulier. Ensuite j’ai cherché un tourneur pour faire le socle et l’arceau, puis un atelier mécanique pour faire les pivots. Le pivot est une pièce critique car elle va tenir toutes les autres pièces ensembles. Un jour j’ai rencontré un bronzier qui a aimé le projet.

Au début ce bronzier a trouvé le projet un peu fou mais il m’a suivi et surtout il connaissait déjà les artisans avec lesquels je travaille. Il a été de grand conseil pour la faisabilité. Pour les gravures également, car nous avons une contrainte d’épaisseur, il y a très peu de matière. Il y a beaucoup de détails sur lesquels il faut faire attention. Le premier prototype que nous avons fait, ce n’était pas des artisans d’art qui l’avaient réalisé mais un artiste. Le produit ne fonctionnait pas mais on avait l’ADN du produit que l’on voulait réaliser.

Ne venant pas de cet univers, vous avez été accepté de suite par les artisans ?

Par les artisans, tout de suite. Parce que humainement je connaissais déjà ce milieu. Dans mon ancien travail je vendais des serrures artistiques et j’allais souvent dans les ateliers. C’est ce que je préférais faire d’ailleurs ; l’odeur du métal, les échanges avec les artisans. Ce sont des gens passionnés, ils sont vrais. Tout est simple avec eux.  Ils ont été les premiers à m’encourager sur ce projet.

Car esthétiquement le produit leur plait, par l’exigence de la fabrication que cela demande et ils sont persuadés qu’il y a un vrai marché. Au final c’est devenu un travail d’équipe.

On peut imaginer la sphère dans un autre matériau ?

Oui, complètement. Nous ne travaillons pour l’instant que le métal. Le seul métal qui peut poser un problème c’est l’or massif. On ne pourra le travailler qu’en 18 carats car c’est un métal qui est trop malléable. Le service à champagne pèse 18 kilos, donc au niveau du poids il ne faut pas que cela se déforme. Le moindre choc peut être fatal. Mais je travaille sur un autre matériau qui est le carbone.  Ce matériau est très utilisé pour la fabrication des bateaux  et il a des caractéristiques très intéressantes, comme la solidité et le poids.

Sur le laiton poli miroir qui brille de milles feux, on peut faire du vernis, du satiné qui est plus doux au toucher. Il faut savoir qu’au bout de deux heures, la sphère du bas se condense donc il faut penser à ce détail. En fonction du matériau ce n’est pas le même rendu.

Quelle est la première impression de vos clients quand ils découvrent la sphère pour la première fois ?

Au début ils sont attirés par la sphère. Mais surtout c’est de voir l’effet quand on l’ouvre! Ils sont très surpris car ils ne s’attendent pas du tout à découvrir le service à champagne à l’intérieur. Les premiers qui ont compris l’intérêt du produit ce sont les sommeliers et les majordomes. Et cela me fait très plaisir car ce sont des gens qui sont dévoués corps et âmes au service. Les gens qui aiment servir sont souvent des gens généreux car ils veulent offrir un service parfait pour que les gens soient heureux.

Mais j’ai d’autres projets en tête! Sur l’univers du soulier par exemple, avec un manège à cirage. Je l’imagine avec un banc en bronze fait sur-mesure, avec un carrousel avec les différents chiffons et les différents cirages.

Il y a aussi une ogive géante avec trois ouvertures ; au milieu une cave à whisky, à gauche une cave à cigares et à droite l’univers du jeu ; avec les jetons en argent, des jeux de cartes dessinés à la main. Il sera en bronze martelé avec du bois. Celui-ci c’est un énorme projet et très beau projet!

D’où vient le nom Révérencieuse ?

C’est un nom très féminin, qui n’est pratiquement jamais utilisé, j’aime le mot la « révérence ». Révérencieux respecte le travail, le statut social, le temps, et ça rappelle le geste de la révérence. Quand on ouvre la sphère c’est un peu le même geste, on est obligé de se pencher en avant pour la découvrir.

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Découvrez notre interview de Peter Charles et de son fils Hugo, Maison Peter Charles Paris

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