Maison Sensey Paris


Fermer

Votre panier est bien vide

Photo-Michio-Koide-artiste-japonais

Michio Koide est un artiste Japonais qui a puisé son enseignement artistique auprès de son grand-père qui sculptait dans le bois des motifs Japonais également inspirés de l’art de la Renaissance. Il fusionne la calligraphie Japonaise avec la matière pour créer des bijoux d’exception. Le travail du contraste est son obsession. Il souhaite transmettre des émotions dans ses bijoux et ainsi les transformer en art. L’art porté devient vivant, unique, personnel et rayonne de multiples détails. La Première Dame du Japon, Akie Abe, fût l’une de ses prestigieuses clientes. Elle lui a demandé de réaliser un pendentif  sur-mesure sur le thème de l’amour. C’est avec honneur que nous vous présentons Michio Koide et ses créations de bijoux et ainsi vous faire partager cet art Japonais.

Maison Sensey : Ça a débuté comment ?

Michio Koide : J’ai de nombreux souvenirs de mon enfance avec mon grand-père. Il avait une cabane qui lui servait d’atelier. Il y travaillait le bois. Mon grand-père sculptait dans le bois des motifs traditionnels japonais et j’ai grandi en le regardant faire. Peut-être que c’est grâce à cet héritage que j’aime travailler le motif japonais.

Depuis que j’ai commencé à faire des expositions à l’étranger, j’ai commencé à prendre conscience de mes racines japonaises. Avant cela, je me suis particulièrement intéressé à l’art de la Renaissance en Europe et aux œuvres et l’architecture de l’art Nouveau. J’ai acheté des livres et des répliques de sculptures de ces périodes dans des ventes aux enchères et je les ai étudiées.

J’ai été particulièrement influencé par Michel-Ange. Il m’a appris que l’art peut aller au-delà du temps, changer les gens ou donner des inspirations. Le point de départ de mon travail s’est fait quand j’ai lu le livre de Michel-Ange.  Lorsque j’ai visité le Musée du Louvre à Paris, j’ai été vraiment impressionné et submergé émotionnellement par ses œuvres.

Bien entendu, j’ai été influencé par Michel-Ange et l’art européen, mais le véritable déclencheur a été quand j’ai fait le lien avec la beauté du Japon et donc avec mes propres racines.

Lors d’une de mes expositions à Paris, je vivais dans le quartier de Belleville. Ce coin de Paris m’a fasciné car il est rempli d’art, avec des gens de diverses nationalités. Cela fût pour moi une expérience passionnante et riche.

Un jour, je me promenais dans les rues et j’ai découvert une affiche du vieux dragon japonais dans une librairie. J’ai été impressionné et surpris de voir les vieilles peintures japonaises en France, en plein de cœur de Paris. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé la valeur de l’art japonais. Je peux dire que c’est en découvrant d’autres pays et d’autres cultures, que je me suis intéressé à l’art japonais. 

Vos créations sont de véritables objets d’art, racontez-nous votre savoir-faire ?

Il y a une chose que j’ai en tête quand je réalise mes œuvres. Je pense que ce principe les rend plus vivantes. Ce principe a également été expliqué dans « Fantasia » écrit par le célèbre graphiste, Bruno Munari. C’est le principe de mélanger le contraste.

Le contraste apparait dans la calligraphie japonaise ou encore dans les films. Par exemple, dans un film, il y aura un héros et un méchant pour rendre l’histoire intéressante. Le monde de l’écriture et de la calligraphie japonaise commence à partir du noir et du blanc. Je pense que le mélange des contrastes est profondément lié à la créativité.

Dans la sculpture David de Michel-Ange, David est un héros, mais l’ennemi Goliath est à l’arrière-plan. Peut-être l’existence du soldat ennemi « Goliath » complète plus loin la statue de David. Le contraste entre le garçon de berger David et l’énorme soldat Goliath crée un sentiment d’urgence et d’émotions diverses.

Dans la calligraphie japonaise, il existe plusieurs contrastes, tels que les lignes droites et courbes, clairsemées et denses, rapides et lentes, en plus du blanc et du noir. Peut-être que cela évoque diverses émotions pour les spectateurs.

J’ai appris cette philosophie de « Kohei Okamoto », un calligraphe japonais. « Kohei Okamoto » est connu pour donner des performances de calligraphie à l’Université de Yale aux Etats-Unis. De plus, son œuvre a été ajoutée à la collection du Musée de l’Université de Yale. Actuellement, l’expérience qui consiste à mélanger la calligraphie traditionnelle et l’art libre se poursuit principalement avec M. Kohei Okamoto. Dans ma dernière exposition à Tokyo en 2017, j’ai exposé des œuvres mêlant le design géométrique et la calligraphie.

Découvrez l'artiste Michio Koide en images !

Voir la galerie

Découvrez notre interview de la créatrice de mode Ira Avezov, IA London

Lire l'interview