Maison Sensey Paris


Fermer

Votre panier est bien vide

Angélique Duhaut créatrice de Duhaut Paris

Angélique Duhaut est une créatrice fascinée par la matière. Elle a imaginé Le sac Seconde Peau, empreint de sensualité, de féminité et souligné par un état d’esprit exclusivement Parisien. Elle est aussi une créatrice engagée qui défend le Made in France, l’artisanat d’art et l’écologie. De la collection « Le sac seconde peau » est né le sac « Je ». Le « Je » se conjugue à tous les moments de la journée d’une femme grâce à sa seconde peau qui s’adapte à chaque circonstance. Il a l’allure d’un sac bijou qu’on a envie de garder près de soi.

Duhaut Paris c’est aussi une collaboration avec un artiste de Street Art, Pierre Reb, avec qui elle a imaginé une seconde peau tatouée en hommage à Montmartre et à son célèbre Moulin Rouge. Angélique Duhaut veut offrir du sens dans ses collections car chaque femme a une personnalité et une expression singulière qui mérite d’être révélée.

Maison Sensey : Ça a débuté comment ?

Angelique Duhaut : Ça a débuté en 2014 suite à un constat. Je me suis dit que j’achetais toujours des sacs noirs car en règle générale cela va avec toutes les tenues. Je ne m’autorisais pas de fantaisies et je n’avais pas envie d’acheter plusieurs sacs qui au final terminaient dans mon dressing. Aucune marque ne proposait des sacs que l’on pouvait customiser pour que cela soit adaptable à chaque moment de la journée. Tout est parti de là!

Comme j’avais des compétences en design, car à la base je suis architecte d’intérieur, j’ai commencé à dessiner des sacs. Par la suite, j’ai pris des cours de maroquinerie et j’ai prototypé mon premier modèleCe sac s’appelle « Le sac seconde peau ». J’ai dans l’idée de développer toute une collection à partir de ce principe. J’ai appelé ce premier sac le « Je » parce que il y a ce double sens avec la première création et parce que j’y ai mis beaucoup de moi-même. Et aussi avec cette notion du jeu : jouer avec une seconde peau, cela me semblait faire du sens.

Dans l’idée, je souhaite développer le « Tu » qui sera un plus grand sac adapté aux femmes d’affaire qui ont besoin de ranger des dossiers, un ordinateur, donc plus dans un esprit de cabas. Le « Nous » sera un sac pour partir en week-end. Mais le point de départ logique est le « Je ».

Ce sac est très sensuel, on s’y attache facilement, comment l’expliquez-vous ?

Oui, c’est vrai qu’il a ces qualités là ! Depuis toujours je suis une féministe. Mais pas une féministe comme on peut l’entendre c’est à dire celles qui s’habillent comme un homme et qui veulent les mêmes droits. Non! Absolument pas! Mais plutôt une féministe dans le sens où je suis toujours épatée du pouvoir de la sensualité des femmes.

Je trouve ça incroyable de constater le pouvoir des émotions que la femme provoque chez les hommes. En revanche, je suis la première à prendre parti quand on commence à parler des  non droits des femmes car il y a une vraie différence entre les hommes et les femmes, nous n’avons pas les mêmes armes.

Pensez-vous que les femmes sont féminines aujourd’hui ?

 Je pense qu’on a perdu le goût de se mettre en valeur. Quand on y réfléchit, avant on achetait moins de vêtements ou d’accessoires. Quand on les achetait c’était pour une notion de durée. Les vêtements d’aujourd’hui sont devenus plus que jamais des costumes d’appartenance sociale car nous sommes très influencés par ce qu’il se passe. J’entends par là, que même si on n’a pas la morphologie pour mettre un slim et bien, peu importe, du moment que le diktat de la mode et des réseaux sociaux sont passés par là, on en porte!

On n’a plus cette réflexion de ce qui nous correspond vraiment et qui met en valeur notre corps et en cela c’est regrettable. Les marques de mode ont une responsabilité car elles devraient éduquer sur la mise en scène de son corps. On est malheureusement sur un uniforme social.

Le sac « Je » est sensuel mais dégage aussi l’esprit Rive Gauche parisien. C’est cela que vous avez envie de transmettre, un état d’esprit parisien ?

C’est très étonnant ce que vous dites, car je ne suis pas du tout parisienne et suis issue d’une famille du nord de la France. Mais j’ai certainement des influences qui m’ont porté inconsciemment vers cet esprit. Avant tout j’adore la matière, la mise en beauté d’une matière. Effectivement c’est le cuir que j’exploite aujourd’hui mais je n’exclue pas de réaliser des bijoux en pierres semi-précieuses. Je trouve ce travail fascinant car il y a une histoire. La résine m’interpelle également par les multiples possibilités de création qu’elle offre. Le point de départ est toujours la matière.

J’ai commencé par le cuir car ma première formation était styliste modéliste et lorsque je suis devenue architecte d’intérieur, il y avait une dimension qui me manquait qui est la matière. Car quand on est architecte d’intérieur on sculpte des volumes, et quand on est styliste on sculpte la matière. Ce que je préférais dans mon métier d’architecte était de trouver les matériaux et instinctivement je me suis dirigée vers le cuir qui est un matériau souple et vivant.

Donc Duhaut Paris ne sera pas uniquement que des sacs ?

Exactement! Ce qui m’intéresse c’est la matière dans sa transformation et de voir comment les gens réagissent avec elle.

Vous arrive-t-il de vous lasser du cuir ?

Se lasser ce n’est pas le mot, car il suffit de le toucher et de le sentir…On parlait de la sensualité de la femme mais pour la matière du cuir c’est pareil ! Il y a une vraie sensualité. Ça passe par le toucher, par l’odeur, par le visuel. Le cuir est incontestablement une matière sensuelle. Quand je reçois les collections, je suis enivrée de cette odeur du cuir qui vient d’être tanné, c’est inimitable! C’est impossible de se lasser d’une matière aussi puissante.

Je souhaite avant tout apporter un autre regard sur la mode. En ce moment le débat de la surconsommation est un vrai sujet. Apporter une solution est un début pour changer les choses. A mon niveau, je fabrique localement, j’utilise des cuirs dont je suis certaine que cela n’impacte pas l’environnement. Le cuir, quoiqu’on en dise est une matière recyclée. On mange de la viande et on a une matière morte. C’est l’art des tanneurs de transformer cette matière putréfiée en matière noble.

Cela me tient à cœur également de mettre en valeur le travail des artisans. Mes productions font vivre des gens qui vivent de leur art. Je trouve cela noble même si c’est difficile car cela demande beaucoup d’engagements personnels et il y a l’envie d’offrir du beau et transmettre certaines valeurs à mes clientes. Si tout le monde avait une démarche responsable cela irait peut-être mieux.

On pourrait commencer à apporter des réponses pour l’avenir des métiers d’art et pour notre planète. Mais je reste optimiste car fatalement ça va s’améliorer. C’est la jeune génération qui a les clés.  C’est elle qui défile dans la rue à la journée du climat. Cette génération est très alertée sur ces sujets car on leur en parle depuis leur enfance.

Comment va évoluer la collection des sacs Duhaut Paris ?

Je souhaite développer encore quelques modèles sur le principe de seconde peau, également tester la résine et les pierres qui me fascinent totalement. Et d’ailleurs sur mon dernier shooting photo il y a un collier avec une tourmaline noire que je viens de créer. Et un autre bijou avec un quartz de l’Himalaya qui a une histoire intense. Lorsqu’on le porte sur soi cela a une résonance particulière.  Au delà de l’énergie que cela procure c’est tout simplement beau.

Vous avez fait une collaboration avec l’artiste Pierre Reb, pour Le sac seconde peau, racontez nous votre collaboration ?

Pierre Reb est un artiste de rue. Il est issu du Street Art et a une appétence également pour les tatouages. Pierre a un style vraiment particulier, très brut. Ce qui m’a intéressée dans cette collaboration, c’était de confronter mon sac qui a un style très feutré, très sensuel, très féminin, à un univers totalement street, plus décalé. Le tatouage sur du cuir est une démarche presque évidente. Et ce n’est pas pour rien que j’appelle les composants de mes sacs : le « corps du sac » et « la seconde peau »! Tout cela faisait du sens!

Je suis une nostalgique des années 80, et j’avais envie de travailler des couleurs pop, dynamiques, pétillantes. Nous sommes partis sur un thème Parisien : Montmartre et son Moulin Rouge. Je suis une amoureuse de ce quartier. Je le trouve vivant, lumineux. C’est un endroit magique la nuit, qui inspire. Cela a donné un modèle incroyablement dingue! Et bien entendu c’est une pièce unique.

Cette première collaboration m’a donné envie d’en développer d’autres avec différents métiers d’art et de réaliser de nouvelles pièces uniques. En général quand on confronte deux univers il en sort des pièces incroyables.

 

Vente en exclusivité du Sac Montmartre Duhaut Paris X Pierre Reb à la boutique Maison Sensey – Pièce unique

Découvrez Duhaut Paris en images !

Voir la galerie

Découvrez notre interview de la créatrice Bérangère de Lassée de la Maison Lastelier

Lire l'interview