Maison Sensey Paris


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Clive-Arrowsmith.©-Black-hat

Clive Arrowsmith rime avec tous les plus grands noms de la planète : il a photographié Mick Jagger, David Bowie, Paul McCartney, Sa Sainteté le Dalaï Lama, le Prince Charles, Yves Saint Laurent, Alain Delon pour ne citer qu’eux et travaille pour Harpers Bazaar et Vogue. Il a également réalisé deux calendriers Pirelli deux années de suite. Clive Arrowsmith, c’est aussi un premier livre Fashion, Beauty and Portraits et un prochain qui sortira au mois de juin sur le célèbre peintre anglais L.S Lowry. Cet homme aux milles vies, devenu bouddhiste grâce à son ami Georges Harrison, est chez Maison Sensey et nous en sommes heureux et fiers.

Maison Sensey : Comment décririez-vous votre travail ?

Clive Arrowsmith : Mon travail est une obsession. Je suis un obsessionnel un peu rêveur.

Comment définiriez-vous le cliché parfait ?

Il n’existe pas, c’est ce que je recherche en vain mais je ne l’obtiendrai jamais. Si cela pouvait être atteint, il ne serait pas nécessaire de continuer. Je peux m’en rapprocher, mais parce que nous n’obtenons jamais le coup parfait, cela nous oblige à continuer.

Nos rides sont notre histoire… Quel portrait vous a offert le plus de vécu, d’histoire ?

Mon portrait de Michael Caine. L’histoire est l’image, vous ne pouvez pas décrire cette photo, l’image raconte l’histoire.

Vos photographies sont émotionnellement très proches de la peinture. Celle-ci influence-t-elle votre travail, et si oui, de quelle manière ?

J’ai commencé comme élève peintre dans une école d’art pendant cinq ans puis j’ai découvert une photographie que j’avais précédemment décrite comme une forme créative mineure. Une fois que j’ai commencé à faire de la photo, la peinture s’est estompée. La lumière de la Renaissance italienne ne m’a jamais quittée. Parfois, on m’appelle le «Caravage de la photographie», ce qui me fait sourire.

Vous arrivez à transmettre l’insaisissable. Qu’est ce que vous percevez qui ne se voit pas quand vous faites un portrait ?

Je pense que je perçois une forme d’énergie électrique qui recouvre le visage des personnes que je photographie. Cette énergie révèle leurs passions, la tristesse et les joies, …
Lorsque leur sourire ou leur rire disparaît, le souvenir de ce moment est capturé par la caméra. C’est un moment qui ne peut jamais être répété.

Votre prochain livre Lowry At Home est dédié à L.S Lowry, un célèbre peintre anglais que vous avez photographié à vos débuts. Pourquoi ce livre ?

C’est un tournage intime de Lowry à la maison en 1966 (qui coïncide avec l’exposition The Lowry à Salford en juin) : il montre le paysage industriel de Salford, près de Manchester, où le spectre de la révolution industrielle flottait toujours dans l’atmosphère.
Lowry est saisi dans cet état, dans sa simple vie quotidienne. On peut voir dans son travail comment il a capturé si affectueusement les gens de cette époque. Les images du livre reflètent cela.
(« Lowry At Home 1966 » de Clive Arrowsmith – sortie en juin 2017 chez ACC Publishing).

Lowry a déclaré «Je peins les gens comme je les vois.» Cela est-il vrai pour vous aussi ?

Eh bien oui, je photographie les gens comme je les vois. Ça peut paraître évident, mais on ne peut photographier que ce qui se trouve devant la caméra.
En revanche, en manipulant la lumière et l’ombre, on peut ajouter une ambiance et une dimension qui n’existaient que dans ce moment.

De toutes les personnes que vous avez photographiées, qui vous a le plus ému, et pourquoi ?

Étant bouddhiste, j’ai particulièrement aimé photographier mon professeur bouddhiste tibétain Khyongla Rato Rinpoche et Sa Sainteté le Dalaï Lama, car dans ces moments il n’y a plus de notion de temps. Suivi par de belles femmes parce que je les vois toutes en déesses.

Qui aimeriez-vous photographier ?

Laura Pergolizzi (LP), Jeff Bridges (acteur) et Christy Turlington (que je n’ai jamais eu la joie de photographier, elle a un visage si magnifiquement classique) et Beyoncé. Oh mon Dieu! la liste est sans fin, mon appareil photo n’entend qu’eux.

Quel photographe recommanderiez-vous pour Maison Sensey?

Je recommanderais le vénérable photographe Nicky Vreeland (moine bouddhiste, petit-fils de Diana Vreeland, éditeur légendaire de Vogue, et auteur du fil « Monk With A Camera ») et Sebastião Salgado, le photographe brésilien.

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