Jules C

« Comme un siècle des Lumières figé dans le temps, mon enfance se fixe au loin pour de bon, alors que de mes ombres et de vos lumières j’ai fait sans cesse ma religion. Plonger dans son âme, sonder son esprit, creuser la mémoire et les mains en fuite, les vertiges ne viennent pas d’une page blanche mais de toutes ces lettres jamais envoyées que je vous ai écrites. Protégées parfois par les ombrages d’un oubli nécessaire sur des chemins de traverse, poussant dans toutes les eaux, même sales, où la vie se propage, à flan de falaise, au pied d’une immensité où le vent nous renverse, sur mes côtes déchiquetées par vos mains et le temps, les amours et les failles s’enchevêtrent dans un jardin des morts quand, à l’horizon, ne restent que les pas esseulés et les premières gelées sur les prés encore verts. Telles sont les raisons de mes impressions solitaires. »

Jules C. « Impression solitaire »
Texte en exclusivité pour Maison Sensey.

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